Programme de fin juin

Lundi 27 juin / 19H

Projection de « François Tosquelles, une politique de la folie »,
de Jean-Claude Polack et Danièle Sivadon,
suivie par une discussion avec le réalisateur François Pain

François Tosquelles est un psychiatre d’origine catalane, qui nous entraîne aux origines d’un processus de transformation des asiles dont il fut l’un des principaux acteurs : la Psychothérapie Institutionnelle. Il est de ces psychiatres, profondément imprégné par le surréalisme, pour qui la folie doit être accueillie comme un bienfait de l’humanité. « Si l’homme n’est pas fou c’est qu’il n’est rien du tout », disait-il.

Lorsqu’il arrive à Saint-Alban en janvier 1940, François Tosquelles a déjà une solide expérience de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la politique. À 20 ans il est déjà psychiatre à l’Institut Pere Mata de Reus où il avait créé, en 1932, un club thérapeutique et une banque pour les malades, auto-gérée. Lorsque la guerre civile éclate en 1936, il a 24 ans et s’engage dans les milices du POUM. En 1937, il est nommé responsable des services psychiatriques de l’Armée Républicaine. Réfugié en France en septembre 1939, il est interné au camp de concentration de Sept-Fonds, où beaucoup de gens se suicident. Il y crée un service de psychiatrie.

Saint-Alban sera le seul HP en France où aucun malade ne mourra de faim. Il y organise la survie. La Psychothérapie institutionnelle, ça aussi à voir avec le secteur. Maintenir en permanence les relations entre l’intérieur et l’extérieur, l’anneau de Moebius.
Le service de psychiatrie n’est qu’un des lieux de passage…


Mercredi 29 juin à la Parole Errante (Grande Salle)

Venez nombreux soutenir la Parole errante demain, et prendre connaissance de sa saison 2016/2017.

https://openagenda.com/la-parole-errante-demain/events/presentation-de-la-saison-2016-2017?lang=fr
Il y a un mois, le collectif la Parole errante demain a lancé un appel à programmation pour l’année 2016/2017.
Il s’agissait de dire que nous sommes déterminés à continuer, et d’inviter ceux qui le désirent à participer de ce mouvement depuis leurs pratiques artistiques, sociales et politiques.
Venez nombreux soutenir la Parole errante demain, et prendre connaissance de sa saison 2016/2017.

18H30 Ouverture des portes

19H Présentation de la saison 2016-2017 (et discussion)

20H Banquet

21H Avant-première de Salaud D’argent.

SALAUD D’ARGENT (Que ma langue s’attache à mon palais), Groupe Boris Barnet, 2016, 33′, 16mm N&B, France

SALAUD D’ARGENT (Que ma langue s’attache à mon palais) est une fiction tournée entre 2008 et 2014 dans le bâtiment occupé par la coordination des Intermittents & précaires d’Île-de-France et ses alentours. Ce film a été conçu et interprété par des protagonistes de cette coordination, qui fut expulsée. La fable de ce film-essai, extraite de la littérature américaine, se déroule en 1938, dans un café à proximité de la gare de Chicago. Il y est question du récit d’un départ soudain et définitif qui doit s’effectuer dans les 22 minutes, temps nécessaire à une explication. Nous sommes en 2008 dans le XIXe arrondissement de Paris, lorsque commence le tournage. C’est la crise dite des «subprimes» et nous savons que le lieu qui nous abrite est voué à une proche démolition.


Jeudi 30 juin / 19h30
 
Atelier-discussion autour de Françafrique, la famille recomposée,
un ouvrage collectif de l’association Survie


L’expression « Françafrique » est popularisée par l’association Survie dès les années 1990 sous la plume de François-Xavier Verschave, pour dénoncer les pratiques néocoloniales de l’État français. Alors que le terme, parfois vidé de son sens, s’est imposé dans le débat public, comment la Françafrique s’est-elle recomposée ces dernières années ? Comment prend-elle forme aujourd’hui d’un point de vue militaire, diplomatique, économique ?
La soirée consistera en la lecture d’extraits du livre Françafrique, la famille recomposée que chacun-e se répartira, puis d’un retour en collectif où nous partagerons ce que nous aurons appris et les réflexions que nos lectures nous aurons inspiré.


Samedi 2 juillet / Toute la journée

 

Michèle Firk sort les occasions des cartons, et des dizaines de livres à prix libre (littérature, politique, histoires, du format poche à la bande dessinée).
On solde, on brade et on régale pour faire circuler les livres, et pendant toute la journée nous tiendrons buvette et platines.
Toute l’équipe de rêve de la librairie sera là pour vous accueillir.
Venez-donc !

affiche braderie finale - copie

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Addendum à mai 2016

Addendum de dernière minute au mois de mai

(et bloquons la loi travail)

le Mercredi 25 mai de 17h à 20h:
Discussion avec Jacques Rancière, à l’invitation du collectif la Parole Errante Demain.

Nous vous invitons à une discussion publique avec Jacques Rancière pour échanger sur les mobilisations actuelles et l’enjeu politique des lieux aujourd’hui. “Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde”, qu’est-ce à dire ? Et comment cette question résonne-t-elle aujourd’hui contre la loi travail, et les occupations des Nuits Debout? Pas plus qu’on ne souhaite que les choses s’arrêtent à de la résistance sans suites, on ne saurait se limiter à invoquer la nécessité de « lieux autres ou de résistance », comment faire un pas de plus ? Que serait-il? Manque-t-on d’une « commission stratégie », en écho à des discussions sur la place de la république?

Le temps est passé, où l’on attendait de la pensée qu’elle nous livre la théorie qu’il ne resterait plus qu’à “appliquer” ; pour autant, on ne peut se résoudre à une forme de modestie minimale et excessivement protectrice. Que s’agit-il donc non seulement de vouloir, mais encore d’assumer avec une pensée de la politique ? En construisant la Parole Errante Demain, nous cherchons un lieu tourné vers l’accueil, la solidarité et l’invention d’autres partages entre pratiques sociales, culturelles et politiques. Dans de nombreux mouvements politiques, des questions similaires se posent, tant pour assurer une forme d’ouverture très large que pour trouver une consistance collective, commune.
(facebook ici)


 

Jeudi 26 mai à 19h30:
Rencontre avec Lise Gaignard, auteure de « Chroniques du travail aliéné » (à l’invitation de Jef Klak)

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« Le changement dans le monde du travail le plus frappant à mes yeux depuis trente ans en France, ce n’est pas la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy. »

Lise Gaignard est psychanalyste et chercheuse en psychodynamique du travail. Il y a quelque mois les éditions d’Une ont publié Chroniques du travail aliéné, recueil de récits de ses consultations. L’ouvrage constitue un portrait brut et violent du monde du travail contemporain.

Pour son troisième numéro, Selle de ch’val, la revue Jef Klak a réalisé un entretien avec Lise Gaignard, en compagnie de Jocelyne Porcher, sur le travail des humains et des autres animaux.

Alors que continue le mouvement social contre la Loi Travaille! (et son vieux monde), Jef Klak et Michèle Firk l’invitent à nouveau pour revenir avec elle sur les constats qu’elle dresse sur l’évolution pathogène de l’organisation du travail, et sa méfiance quand aux solutions que proposent les défenseurs du « bien-être au travail » comme les critiques du « harcèlement moral ».

« Le travail c’est la santé et la santé c’est une prison »
[Lu sur une pancarte à la manifestation parisienne du 19 mai contre la Loi Travail.]

(facebook ici)


Vendredi 27 mai, 19h:
Présentation du nouvel ouvrage publié par l’association Survie: “Centrafrique: un destin volé”, en présence de l’auteur, Yanis Thomas.

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Aujourd’hui, le gouvernement français parle du retrait de ses troupes de la République Centrafricaine. Mais qu’a fait la France en Centrafrique, son ancienne colonie ? Que fait-elle encore dans ce pays ? Quel y est le jeu des ingérences étrangères ? Pour quelles raisons économiques et diplomatiques ? Pourquoi peut-on dire que la Centrafrique est un pays emblématique du système de la Françafrique ?
Yanis Thomas présente les grands repères historiques pour mieux comprendre l’actualité, et apporte son analyse sur les crises successives qui ont secoué le pays. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 à l’assaut de l’armée française sur Birao en 2007, cet ouvrage revient sur ce qui a fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique. Il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence d’autres États, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, affinant l’analyse des crises successives qui ont secoué le pays ; et montre le rôle central des enjeux économiques, et notamment des ressources naturelles, dans les motivations des entités en lutte aux niveaux national comme international.


 

Vendredi 3 juin • 19h

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Rencontre avec les Cahiers d’enquêtes politiques (à l’invitation de la Parole Demain)

La parole errante demain invite le collectif d’enquêtes politiques (paru aux éditions des Mondes à faire) à présenter leur premier cahier d’enquêtes Vivre, Expérimenter, Raconter : «ces cahiers rassemblent des récits d’expérimentations, ou des “retours d’expériences”, qui engagent à chaque fois des manières de faire collectif et des manières de raconter». Chacune des enquêtes déplace les objets et discours habituels des enquêtes, sociologiques et autres. Les motifs récurrents entre chaque récit et les textes de rebonds qui leurs répondent suggèrent d’autres attentions, ce qui importe n’est pas toujours là où on l’attend.

Que nous disent des lieux et des expériences si on leur pose les bonnes questions ?

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Programme du mois de mai 2016

Le programme de mai chez Michèle Firk

Paris Grand Capital
Désaxés / Banquet
Nuit debout / Cactus calamité
Vivre, expérimenter, raconter

Lundi 2 mai • 19h Les ateliers désaxés : Décoloniser les esprits

Samedi 7 mai • à partir de 13hBanquet pour une Parole Errante sans fin (organisé par la Parole Demain)

Lundi 9 mai • 19h Les ateliers désaxés : Discussion et projection avec Alfredo Olivera

Mercredi 11 mai • 19h République, Nuit debout et loi travail

Vendredi 20 mai • 19h Sortie du Cactus Calamité Marseille • Fanzine poétique itinérant  Lectures, apéro

Vendredi 3 juin • 19h Cahiers d’enquêtes politiques (organisé par la Parole Demain)

 


 

Lundi 2 mai • 19h

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Les ateliers désaxés
Décoloniser les esprits

Présentation de la pensée de Frantz Fanon, à travers ses ouvrages Les damnés de la terre et Peau noire, masques blancs.
Frantz Fanon est un psychiatre et essayiste martiniquais, formé par Tosquelles, qui a critiqué les fondements racistes de la psychiatrie algérienne dans les années 1950 en mettant au jour ses liens structurels avec le système colonial, qu’il dénoncera et combattra jusqu’à sa mort en 1961. Après avoir créé un service inspiré de la psychothérapie institutionnelle à l’hôpital psychiatrique de Blida, près d’Alger, il démissionne pour se consacrer entièrement à la lutte pour la libération de l’Algérie.

 

 


Samedi 7 mai • à partir de 13h

Todmorden. Mayor of Todmorden's inaugural banquet. 1977. ©Martin Parr / Magnum Photos

Banquet pour une Parole Errante sans fin

(organisé par la Parole Demain)

Nous vous invitons à un banquet pour discuter de la fin de la Parole Errante et s’organiser pour construire des suites au lieu à la rentrée 2016, place Jean Jaurès devant la mairie de Montreuil, à partir de 13h, animations et prises de paroles, puis banquet à 20h et soirée festive.

 


Lundi 9 mai • 19h

 

Les ateliers désaxés
Discussion et projection avec Alfredo Olivera

D’origine argentine et psychologue de formation, Alfredo lance en 1991 la première radio à émettre des ondes d’un hôpital psychiatrique. Il s’agit de la Colifata, radio associative animée par les patients de l’hôpital Borda de Buenos Aires, créée dans un souci d’ouverture sur l’extérieur de l’hôpital et comme une instance de soin collectif.
Cette rencontre avec Alfredo pourra nous permettre de réfléchir aux espaces de vie créés dans les institutions psychiatriques et la manière dont ils peuvent perdurer dans le temps. Nous questionnerons également le pouvoir thérapeutique des projets construits collectivement, et celui de la parole comme prise de pouvoir sur la maladie.


Mercredi 11 mai • 19h

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République, Nuit debout et loi travail

Où en sommes-nous ? Nous prévoyons (d’avance) cette soirée pour discuter des dernières semaines. Sur le plan syndical, où en sont les négociations et les tentatives de grève ? À République et ailleurs, comment sont les “nuits debout” ? Et précisément, comment ne pas délier ces deux questions, de sorte qu’il y aurait d’un côté l’opposition sociale et de l’autre la discussion citoyenne ? Discutons stratégie, au regard de discussions passées sur Occupy Wall Street, ou sur le printemps érable au Québec, des mouvements récents et de la place de la République.


Vendredi 20 mai • 19h

Sortie du Cactus Calamité Marseille

• Fanzine poétique itinérant •
Lectures, apéro

Frapper aux portes, ce que l’on entend, bifurquer, suivre les fils, courir, écrire, se baigner, des on-dit, couler – vomir le miel.
Au programme : La Chevelure des poissons – Entretien avec Christian Qui ? – Les Pêcheurs du port – À la dérive avec JJG bourré – Dame farine – Le Dieu-Taupe – La Nuit Debout au cour-ju – etc.


Vendredi 3 juin • 19h

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Cahiers d’enquêtes politiques (organisé par la Parole Demain)

La parole errante demain invite le collectif d’enquêtes politiques (paru aux éditions des Mondes à faire) à présenter leur premier cahier d’enquêtes Vivre, Expérimenter, Raconter : «ces cahiers rassemblent des récits d’expérimentations, ou des “retours d’expériences”, qui engagent à chaque fois des manières de faire collectif et des manières de raconter». Chacune des enquêtes déplacent les objets et discours habituels des enquêtes, sociologiques et autres. Les motifs récurrents entre chaque récit et les textes de rebonds qui leurs répondent suggèrent d’autres attentions, ce qui importe n’est pas toujours là où on l’attend. Que nous disent des lieux et des expériences si on leur pose les bonnes questions ?

 

 

 

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